Nos projets

La Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon développe de nombreux projets pour chacun de ses pôles.

Innovants et expérimentaux, ils ont pour objectifs principaux de répondre à des problématiques du quotidien et d’accompagner au mieux ses usagers.

La Villa Vauvenargues +

La Villa Vauvenargues : une organisation médico-sociale innovante

 

LE CONSTAT : A PARIS, 85 000 ENFANTS VIVENT DANS LES SITUATIONS DE PRECARITE.

 

Le projet de la Villa Vauvenargues est né du constat que pour de trop nombreuses familles, trouver un accueil pour leur enfant et/ou accéder à des soins et à un accompagnement de qualité relèvent encore du parcours du combattant.

Confrontés à la maladie ou au handicap de leur enfant, à la précarité, au chômage, à la monoparentalité ou à toute autre difficulté familiale, beaucoup de parents ne savent pas toujours à quelle porte frapper, n’osent pas demander de l’aide ou n’ont tout simplement pas de solution adaptée à leur situation.

Aussi, selon le rapport Versini, il y a un creusement des inégalités de santé des enfants, car ceux-ci « présentent de plus en plus des parcours de soins chaotiques du fait d’une fréquentation de plus en plus importante des urgences hospitalières sur des épisodes aigus de pathologies non prises en charge et des temps d’attente trop longs entre le dépistage et l’obtention de rendez-vous dans un service de droit commun ».

C’est pourquoi les équipes expertes et attentionnées de la Villa Vauvenargues leur propose, dans un lieu unique et chaleureux, un multi-accueil collectif et familial, des consultations médicales et paramédicales, ainsi que des ateliers de soutien à la parentalité.

NOTRE SOLUTION : L’ACCUEIL DE JOUR LA VILLA VAUVENARGUES

 

La Villa Vauvenargues est une structure innovante ouverte depuis février 2018 regroupant, sur un même lieu, un établissement d’accueil de jeunes enfants et un accueil de jour proposant des consultations médicales, paramédicales et actions de soutien à la parentalité pour les enfants de 0 à 4 ans.

Ce projet, à l’initiative d’Isabelle BOUVIER Directrice Générale de La Fondation Œuvre de la Croix Saint Simon, et soutenu depuis 2017 par la CNAF, la CAF de Paris et la Direction de la Famille et de la Petite Enfance de la ville de Paris, s’articule complétement avec les recommandations du rapport des « 1000 premiers jours » remis en septembre 2020 au Président de la République.

1 ) Des actions qui évoluent en fonction des besoins et demandes des familles

La Villa Vauvenargues est ouverte à tous mais s’adresse en priorité aux familles en situation de fragilité. En particulier, aux familles en situation de précarité, aux jeunes parents adolescents avec un accompagnement spécifique des jeunes mères (avant 25ans), et les enfants à risque de trouble du développement (prématurité, pathologie chronique…).  Il s’agit d’un lieu ressource qui facilite l’accès aux soins, la prévention et promotion de la santé.

Déployés depuis 2018, les actions et ateliers de prévention et de soins, de suivi médical et d’accompagnement personnalisé mettent en exergue l’importance de répondre conjointement aux besoins de l’enfant et de ses parents dans une approche globale de la personne, maillant le sanitaire et le social.

Les professionnelles mettent en place un accompagnement spécifique pour les familles en situations de vulnérabilité accueillies à l’accueil de jour et ce dans la continuité des parcours de soins établis. Ce lieu réunit plusieurs dispositifs de suivi à la fois sanitaire et médico-social. Il privilégie également l'interdisciplinarité et le travail en réseau avec tous les partenaires hospitaliers, médecine de ville, de l'action sociale en tant que lieu ressource.

 

Les actions proposées au sein de l’accueil de jour évoluent en fonction des besoins et demandes des familles. Il s’agit d’un lieu ressource qui facilite l’accès aux soins, la prévention et promotion de la santé. L’accompagnement des familles s’effectue dans le principe de bientraitance et sur les bases de la laïcité et de la mixité sociale. Il privilégie l'interdisciplinarité et le travail en réseau (lien ville-hôpital, libéraux, structures médico-sociale, PMI…).

 

 

2) Les missions de l’accueil de jour

-Permettre aux familles monoparentales de bénéficier d'un accueil de jeunes enfants et d'un suivi sanitaire et social.

-Dépister et prévenir les retards ou troubles du développement chez les familles à risque

-Permettre aux mères adolescentes d'être scolarisées ou en formation en garantissant l'accueil de leur bébé au sein de notre structure petite enfance adaptée.

-Assurer un suivi médical, paramédical et psychologique en groupe et/ou en individuel en fonction de la demande et des besoins des familles accueillies avec des consultations médicales et paramédicales :

  • Pédiatrie
  • Médecine générale
  • Psychologie
  • Anté et post partum en lien avec les maternités
  • Psychomotricité
  • Puériculture

- Proposer des ateliers de soutien à la parentalité :

  • Préparation à la naissance et accompagnement post partum
  • Puériculture

-Proposer des activités physiques adaptées d’éducation à la santé :

  • éveil corporel
  • psychomotricité
  • nutrition
  • Conseils de prévention en cas de maladie de l’enfant

-S’entourer de partenaires solides :

  • La DFPE (PMI)
  • la CAF
  • la CPAM
  • La Mission Locale de Paris
  • Le Centre d’Action Sociale Protestant
  • Le Réseau de Santé Périnatal Parisien
  • Les maternités du secteur (Debré, Bichat)

 

3) Les résultats

Depuis son ouverture, la Villa Vauvenargues et ses partenaires ont suivi 300 familles dont 45 jeunes mères adolescentes et ont réalisé plus de 1000 actes médicaux.

+ Infos

4) Nous les avons aidé

’A la villa j’ai appris plein de choses. Par exemple, moi je suis excisée, j’ai pratiqué l’excision. Le sexe, je ne savais pas ce qui m’était enlevé dans le sexe. Quand je suis arrivé ici, Madame Juliette m’a dit ce qui a été enlevé dans mon sexe et ce qu’il reste. Le suivi de ma grossesse aussi, il y a plein de choses que je ne savais pas par rapport à la grossesse Il y a plein de choses qui sont partis grâce aux conseils d’ici et à l’accompagnement, ils m’ont bien soutenu avec la grossesse je suis soulagé.’’

Je parle de tout avec Juliette, je parle de tout, même mes intimités je parle, elle me donne des conseils, en même temps je règle les problèmes avec mon mari, je lui parle et elle me donne des conseils. Donc moi quand elle me donne des rendez-vous je suis pressé pour que l’on puisse parler pour que je sois soulagée.’’

 Mme Pepeye Soro

’J’emmène mon fils Daylan, à la crèche, pour que je puisse continuer mes études, car je suis une jeune maman de 18 ans et je vais avoir 19ans, il faut que je continue les études pour avoir une formation ‘’

‘’Ca m’a apporté beaucoup de choses. Je peux demander au personnel d’ici pour prendre du temps et m’expliquer comment faire, savoir que je suis une jeune maman et que je ne sais pas tout sur les enfants. Je peux poser toutes les questions.’’

Nita

 Je suis une toute jeune maman, je vais bientôt avoir
19 ans. Je confie mon fils à la crèche de la Villa tous les jours pour pouvoir continuer mes études et obtenir ma formation en petite enfance. Mon fils est accompagné par la Villa depuis qu’il est né. Il suit aussi des ateliers en psychomotricité. Moi aussi, j’ai pu bénéficier du soutien
de l’accueil de jour, et notamment de l’accompagnement d’une psychologue. Ça m’a beaucoup aidé. A la Villa, je me sens écoutée et soutenue dès que j’ai une question. En tant que jeune maman, l’accueil de jour et la crèche de la Villa m’apportent énormément. 
’’

Une maman

 

Une initiative reconnue et primée :

 
 

La Villa Vauvenargues est Lauréat du trophée innovation de la FEHAP

Chaque année depuis 2011, un appel à innovation annuel est lancé par la FEHAP dans le but de décerner des trophées de l’innovation et de valoriser les projets de ses adhérents. Une initiative qui vise à renforcer la dynamique en faveur de l’innovation.

Pour cette 11ème édition, la FEHAP a récompensé les lauréats 2021 les 24 et 25 novembre lors du Congrès annuel qui s’est tenu à Nancy. Parmi eux, la Villa Vauvenargues, primée lauréat du trophée innovation.

En plus de ce prix prestigieux, la Villa Vauvenargues s’est vu dédier un film décrivant ses missions novatrices et ses actions de prévention précoce et de soutien à la parentalité. 

Vous pouvez retrouver cette vidéo dès aujourd’hui sur la page Youtube de la Fondation et sur notre site internet.

 

 

 

 

Le Plein Air +

LE PLEIN AIR :  

 

LE CONSTAT : LES ENFANTS ONT BESOIN D’UN ESPACE EXTERIEUR POUR MIEUX SE DEVELOPPER

 

Les enfants qui passent des temps prolongés à l’extérieur seraient en meilleure santé, davantage actifs et capables de rencontrer les autres.

NOTRE SOLUTION : LE PLEIN AIR

 

Certains établissements de la Fondation proposent un accueil en plein air.

C’est le cas des haltes-garderies du Champs de Mars (7e), du Jardin du Luxembourg (6e) et de la Kalabane (13e). Ce concept permet aux enfants, peu importe les saisons, de mettre en éveil leurs différents sens au contact des éléments naturels (vent, pluie, soleil…).

Cela donne plus d’espace aux enfants et developpe leur d’agilité et leur agilité. Tout se passe à l’exterieur : les jeux, les repas mais aussi la sieste, de -5° à +34°.

 

Pour assurer le confort et la sécurité la plus optimale aux enfants, les équipes veillent à ce que les enfants soient habillés selon les saisons (combinaisons de ski en hiver et tenue légère en été).

 

Sur ce même principe de pédagogie au grand air Spécialisée dans le sommeil des bébés à l’extérieur, le multi-accueil et crèche familiale Sainte-Amélie, se place comme précurseur dans cette pratique peu conventionnelle en France. Depuis de nombreuses années, le multi-accueil propose le sommeil à l'extérieur pour les bébés. La nouvelle terrasse a été pensée et aménagée pour cette spécificité.

Le repos au calme, à l'extérieur près d'espaces arborés permet l'apaisement des plus petits. Il offre un sommeil de meilleure qualité, plus long et un endormissement plus rapide qui concourent au respect du rythme des enfants. Le tout-petit va ainsi se laisser aller en écoutant les bruits du jardin.

Les bébés bénéficient de l'extérieur au quotidien en fonction des températures et de leur état de santé. Avec l'accord des parents, l'accompagnement au sommeil à l'extérieur se fait progressivement après la familiarisation, en fonction de chaque enfant et sous le regard bienveillant des professionnelles.

 

Ces méthodes sont encore peu répandues en France mais bien developpées en Europe de l’Est où les bienfaits de l’exterieur sur les enfants ont été reconnus.

 

 

3) Les résultats

 

 Les effets bénéfiques du plein air sur les tout-petits ont été prouvés et constatés : il apaise les enfant et améliore leur sommeil. Cela est également très bénéfiques pour leur santé et leur developpement (moins de cri, plus d’apaisement, des siestes plus longues….)

4) Les parents en parlent

‘’Il est beaucoup plus calme que quand il était dans une garderie normale. Quand on le récupérait le soir, il était souvent énérvé alors que là il part d’ici en souriant.’’

Jean-Luc, papa d’Albert

‘’Les enfants ça ne leur pose pas de problèmes. Quand il pleut, il saute dans les flaques, l’hiver il lance des boules de neiges, l’été il court dans tous les sens.’’

David, papa d’Ava

Music Care +

MUSIC CARE© :  UNE APPROCHE INNOVANTE DU SOIN PAR LA MUSIQUE

L’HAD de la Fondation Oeuvre de la Croix Saint-Simon est la première à utiliser l’application Music Care© auprès des patients depuis 2019.

L’HAD de la Fondation a remporté le concours SFAP-MUSIC CARE© et devient ainsi la première en France à disposer d’une technique de soin par la musique. Dans une volonté de proposer des soins toujours plus innovants et se mettant ainsi au service du patient, des soins utilisant Music Care© peuvent être mis à disposition des usagers lors de visites à domiciles de professionnels de santé issus de la Fondation.

Elle a pour vocation d’utiliser la musique pour agir contre la douleur, l’anxiété, la dépression, les troubles du sommeil ou encore la surconsommation médicamenteuse. Contrairement à la musicothérapie qui nécessite la présence d’un spécialiste et des instruments, Music Care© permet un accès simplifié et individualisé aux bienfaits de la musique. Il suffit, pour l’utiliser, d’une tablette, d’un casque et d’une assise confortable. La séance qui dure au minimum 20 minutes peut avoir lieu dans n’importe quel lieu calme. L’HAD est la première en France à l’avoir utilisée au domicile des patients en 2019.

L'HAD a par ailleurs reçu le Prix du jury pour le projet Music Care au dernier congrès de la SFAP le 25 octobre 2021

LE CONSTAT : LA COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE RECONNAIT QUE LA MUSIQUE A DIFFERENTS EFFETS SUR LA SANTE

Il est reconnu par la communauté scientifique que la musique a différents effets sur la santé, notamment la réduction des émotions négatives comme l’anxiété ou encore la diminution du ressenti douloureux. 

NOTRE SOLUTION : MUSIC CARE

L’application MUSIC CARE© permet la mise en place d’interventions musicales standardisées, technique pouvant être comparée à la sophrologie et à l’hypnose mais où les suggestions verbales sont remplacées par des suggestions musicales. Elle a pour vocation d’utiliser la musique pour agir contre la douleur, l’anxiété, la dépression, les troubles du sommeil ou encore la surconsommation médicamenteuse. Contrairement à la musicothérapie qui nécessite la présence d’un spécialiste et des instruments,

Music Care© permet un accès simplifié et individualisé aux bienfaits de la musique. Il suffit, pour l’utiliser, d’une tablette, d’un casque et d’une assise confortable. La séance qui dure au minimum 20 minutes peut avoir lieu dans n’importe quel lieu calme.

Les morceaux musicaux, spécifiquement composés pour l’application, sont basés sur la théorie de la «séquence en U» constituée de trois phases : la première phase correspond à une réduction du tempo, de la taille de l’orchestre, des fréquences et du volume, suivie d’une phase de relaxation maximale en bas du U, se terminant par une phase d’éveil ou de dynamisation. 

Cette application est scientifiquement considérée comme efficace pour la réduction de la douleur aiguë et chronique, pour la diminution de l’anxiété, pour la réduction des prises médicamenteuses et pour le développement d’une bonne satisfaction des patients. Elle a également été considérée comme efficace pour la réduction du temps de soins de nursing de patients atteints de troubles démentiels, ainsi que pour la diminution du refus de soin dans cette population. 

Ainsi, selon l’indication et en lien avec le service psychosocial, MUSIC CARE© peut désormais être proposée aux patients pris en soins par l’HAD de la FOCSS.

3) Les résultats

Premières évaluations positives de Music Care© à l’HAD

L’équipe de psychologues de l’HAD a souhaité valider cette impression en menant une étude auprès de 71 personnes, 42 patients et 29 aidants, pour évaluer scientifiquement les effets des séances. Il en ressort une amélioration de l’état de bien-être des patients de 97 % et une baisse du ressenti de la douleur de 44 %

Par ailleurs, les effets sur les vingt premiers utilisateurs font l’objet d’une évaluation pré et post séance : celle-ci montre une augmentation du bien-être ressenti après les séances. Par ailleurs, une étudiante de l’université Paris Descartes, Camille Valette de Poplavsky a mené durant son stage de Master 2 en Psychologie de la santé une recherche : « Etude mixte des effets de la musicothérapie sur la souffrance existentielle des patients en HAD ». Elle a comparé ainsi les bienfaits perçus par les personnes après une séance de relaxation classique et une séance de Music Care©.  Les résultats quantitatifs tendent à démontrer que l’intervention de musicothérapie est significativement plus efficace que la séance de relaxation.

4) Nous les avons aidé

« Est-ce qu’on peut recommencer ? », ce cri du cœur d’une patiente dont l’angoisse a été apaisée dès la première séance, reflète bien les premiers résultats de l’application musicale auprès des personnes prises en charge par l’HAD de la Fondation Croix Saint Simon.

« Je l’ai utilisée deux fois dès le lendemain de la formation. Le premier patient douloureux est passé d’un ressenti de 6 à 4 après la séance et s'est même endormi ; à mes autres passages, c'est lui qui me demande Music Care©. La deuxième qui appréhende beaucoup la toilette car elle a des douleurs à la mobilisation s’est détendue. Et je suis moi aussi plus détendue ! Mes gestes pendant les soins se font plus lents, je me mets au niveau du rythme doux de la musique. Je n’étais pas convaincue au début des effets positifs de cette pratique, maintenant je l’utilise dès que je le peux, même personnellement pour m’endormir. Music Care est un bien-être pour les patients, leur entourage mais aussi pour nous soignant.e.s »

Muriel Albert, aide-soignante à l’HAD

« Je me rends compte que cela faisait longtemps que je n'avais pas écouté de musique. Qu'est-ce que j'aime ça, et qu'est-ce que ça fait du bien ! Merci »

Une patiente

 

Une initiative reconnue et primée

L'HAD de la Fondation a remporté le prix du jury du 27e congrès de la SFAP

 

 

Simulation en santé +

LA SIMULATION EN SANTE :  JAMAIS LA PREMIERE FOIS SUR UN PATIENT

Certains établissements proposent un accueil en plein air.

LE CONSTAT : LA COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE RECONNAIT QUE LA MUSIQUE A DIFFERENTS EFFETS SUR LA SANTE

Apprendre les soins nécessite d’acquérir des gestes techniques, d’adopter la bonne attitude en situation et de gérer la relation avec les patients. Il est difficile de s’exercer en situation réelle. Pour des raisons éthiques, la devise est « jamais la première fois sur le patient ». C’est dans cet objectif que la Fondation développe, dans le cadre de la formation initiale et continue, des programmes de simulation.

NOTRE SOLUTION : LA SIMULATION EN SANTE

Depuis 2015, l’équipe de formateurs en simulation de l’IFPS a accompagné plusieurs équipes de professionnels de santé dans la conduite de projets sur la thématique très prometteuse qu’est la simulation en santé. L’acquisition de mannequins haute-fidélité qui respirent, ont une activité cardiaque et réagissent aux soins permet aux étudiants d’apprendre des procédures complexes et de s’exercer aux soins de manière répétée et sans risque d’erreur.

Cette méthode pédagogique consiste à recréer des situations de soins au plus proche de la réalité de terrain en appliquant la devise « jamais la première fois sur le patient». C’est une méthode un peu plus démocratisée et même obligatoire dans la formation infirmière. Mais l’IFPS l’utilise depuis 2015.

Notre leiv motiv ‘‘Jamais la première fois sur un patient’’ retrasncrit bien l’intérêt de la simulation.

Le gros atout de cette méthode pédagogique est qu’elle reproduit artificiellement la réalité afin que l’aprenant soit immergé comme s’il était en situation réelle. C’est important puisque, dans la vraie vie, le patient n’est pas un mannequin inerte. La simulation permet donc à l’étudiant d’apprendre en gérant les imprevus de la vraie vie (patients difficiles, situations délicates, difficultés...).

Un grand nombre de formateurs de l’IFPS est formé à cette méthode pédagogique. Cette équipe bénéficie depuis plusieurs années de l’expertise d’un formateur en simulation en santé, titulaire d’un DU de formation à la simulation en santé et membre de la société savante SoFraSimS (Société Francophone de Simulation en Santé).

Chaque séquence se déroule selon une méthodologie précise : pré-briefing et briefing de la situation, séquence simulée par un ou des apprenants « acteur » suivie du débriefing. Ce dernier est le moment clé des séquences permettant aux apprenants d'identifier les compétences mises en œuvre ainsi que les points d'améliorations possibles. Le tout sans mise en danger puisque la notion « d’erreur » est la source essentielle d’apprentissage.

 

Cette méthode est plébiscitée par l’ensemble des apprenants tant elle leur permet de se confronter à divers types de soins sans notion de risque tout en apprenant de leur pratique et donc de développer leur réflexivité.

Au dela des étudiants, la simulation est expérimentée en réalisant des partenariats avec des établissements extérieurs, notamment avec ceux qui prennent les  étudiants en stage.  L’IFPS de la Fondation Œuvre de la Croix SaintSimon travaille avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Ile-de-France depuis 2015 sur des projets en formation par simulation. Elle est également intervenue auprès de l’Institut Curie et de l’hôpital de Montreuil. L’équipe est donc en capacité de monter de A à Z un projet, de l’analyse des besoins à la formation des formateurs en passant par l’élaboration des scénarios pédagogiques.

Depuis 2021, fort de cette experience, il a été décidé de créer un catalogue de formation continue pour se proposer comme prestataire aux établissement qui voudraient mettre en place un laboratoire de simulation pour leurs propres salariés. Il y a déjà quelques touches, comme l’HAD de la Fondation mais aussi le groupe hospitalier Diaconnesses Croix Saint-Simon et quelques autres instituts de formation. Nos perspectives sont ainsi d’orienter notre offre d’accompagnement dans le domaine très stratégique de la gestion des risques.

3) Les résultats

Actuellement, nous sommes sollicités sur l’accompagnement de plusieurs autres structures de santé (hospitalières ou universitaires), dans la perspective de répondre à de nouveaux appels à projets en simulation en santé.

La simulation en santé, en promouvant la culture pédagogique de l’erreur (et non de la faute), est un puissant levier pour développer les compétences des équipes soignantes (en matière de communication et de techniques de soins), pour une meilleure prise en charge de la sécurité des patients en établissements de santé.

L’ambition de l’IFPS est de diffuser cette pratique en particulier dans les petites structures et dans le milieu professionnel paramédical et social. L’objectif est de travailler dans les établissements au plus près des personnes comme les HAD ou les EHPAD. « Du fait de notre connaissance des différents métiers du paramédical, nous avons l’avantage de pouvoir également, dans un même établissement, faire travailler ensemble tous les professionnels », explique Valérie Leroux. Plus efficace que les cours théoriques, la formation par simulation favorise aussi, lorsqu’elle a lieu en équipe, le développement de pratiques collectives, une bonne répartition des tâches et, in fine, la sécurisation de chacun. « Permettre aux soignants de continuer à apprendre de leur pratique et sans risques, c’est tout l’intérêt de la formation par simulation et en particulier pour les paramédicaux qui sont au cœur de la relation avec le patient », conclut la directrice de l’IFPS.

 

4) Nous les avons aidé

« Sans l’apport de l’expert en simulation de l’IFPS Croix Saint Simon et son investissement personnel avec moi dans la rédaction et la finalisation, le projet que je mène actuellement n’aurait pas pu avoir ni le financement qu’il a eu par l’ARS ile de France, ni l’ampleur qu’il a aujourd’hui auprès des étudiants et des professionnels de santé »

Dr Guillaume Escourrou, Chef de service réanimation et médecine néonatale, Hôpital André Grégoire de Montreuil, GHT Grand Paris Nord-Est (93)

« Je tiens tout particulièrement à remercier l’expert en simulation de l’IFPS Croix Saint Simon pour son accompagnement lors des différentes étapes de notre projet en simulation en santé au sein de notre hôpital, que cela soit lors des étapes de la construction et de la conception, de la formation des formateurs, de l’écriture des scénarios et du tutorat de l’ensemble des formateurs en simulation de l’équipe projet de simulation.

Tout ce travail d’accompagnement va nous permettre d’utiliser et développer la simulation en santé pour améliorer et sécuriser les pratiques médicales au sein de notre hôpital. »

Pr Gilles Dhonneur, Chef de département médical d’anesthésie réanimation, Institut Curie - Paris

« Le formateur expert en simulation de l’IFPS Croix Saint Simon nous a permis de mettre en œuvre un projet clés en main. Il nous a accompagné de A à Z, du départ avec les réunions préparatoires et les différents rapports à fournir aux tutelles pour trouver les financements. Puis ensuite, quand il s’est agi de l’organisation concrète et opérationnelle des séances de simulation, il nous a apporté les informations théoriques et pratiques, il a organisé et mis en œuvre la formation à l’utilisation des différents matériels de simulation. Sa vigilance nous a en particulier permis d’éviter certains écueils propres à l’outil qu’est la simulation en santé. Il a été présent à chaque étape, facilitateur, bienveillant et moteur. »

José Gadanho, infirmier anesthésiste principal, Département anesthésie réanimation douleur, Institut Curie - Paris