28/03/2022 - L’offre de soins renforcée dans le 15e arrondissement CSMD

La première phase des travaux de rénovation et d’agrandissement du Centre médical, paramédical et dentaire Saint-Vincent-de-Paul, géré depuis 2018 par la Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon, se termine. Le 11 avril, les patients bénéficieront d’une offre de soins élargie et du tiers payant intégral.

 

« Merci d’être là et j’ai hâte de découvrir les nouveaux locaux ». La patiente qui se présente en cette matinée du 9 mars au Centre médical, paramédical et dentaire Saint-Vincent-de-Paul résume la satisfaction des habitants du quartier parisien Cambronne-Garibaldi, tout comme leur impatience d’accéder à une offre de soins et de suivis médicaux plus complète. Mi-avril, le centre comptera en effet trois cabinets dentaires supplémentaires, un bloc d’implantologie, trois nouveaux cabinets médicaux, des locaux de stérilisation ultra-modernes et un plateau technique d’imagerie dernier cri comprenant une table de radiologie conventionnelle, deux échographes, un mammographe et un cone beam, c’est-à-dire une radio panoramique qui peut être utilisée en dentaire et en ORL.

À l’issue de travaux d’aménagement du sous-sol qui auront duré un peu moins d’une année - de mai 2021 à avril 2022 -, ces nouveaux équipements seront installés dans des salles de consultation baignées de lumière naturelle grâce à un très bel atrium. Un bureau sera également dédié au tiers payant intégral, qui se traduira par aucun frais de santé à avancer pour la consultation d'un professionnel de santé dans la limite des prises en charge CPAM et Mutuelle.

 

Diagnostic territorial

L’accès en secteur 1 à des soins plus diversifiés s’inscrit dans la volonté de la Fondation de répondre à des besoins de santé croissants, collectivement identifiés par les élus, la population de l’arrondissement et les professionnels de santé du territoire. « Nous avons contribué à la mise en place de la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) du 15e arrondissement de Paris afin de faire travailler ensemble toutes les composantes de la médecine ambulatoire, explique Antoine Lortet, coordinateur du centre. Nous avons été rejoints par les hôpitaux Georges-Pompidou et Necker, plusieurs maisons de santé et des cabinets d’infirmiers, de kinés libéraux. Le dialogue constant et la volonté de mieux coordonner nos efforts nous ont permis de mettre en place des synergies et en ce qui nous concerne, de déployer de nouvelles spécialités ».

 

Conjuguer les énergies

Le centre, qui comptait jusqu’à présent quinze praticiens - médecins généralistes, gynécologue, endocrinologue, rhumatologue, urologue, phlébologue, ORL… - et un pôle paramédical pluridisciplinaire - infirmière IDE, pédicures-podologues, ostéopathe et orthophonistes - va ainsi s’enrichir de nouveaux professionnels. Antoine Lortet vient de recruter un cardiologue qui sera présent tous les lundis et mardis matin, deux chirurgiens-dentistes, et il reçoit les candidats radiologues et manipulateurs radio. « Avant d’être géré par la Fondation, le centre réalisait 20 000 passages par an. Ce chiffre devrait doubler en 2022 avec l’ouverture progressive du dentaire et la reprise de l’activité de radiologie conventionnelle. Dans quelques années, j’estime son potentiel à 120 000 passages. Notre projet de santé est actualisé très régulièrement pour répondre aux besoins de la population, lesquels sont exprimés quotidiennement auprès de la mairie et des conseils de quartier où nous sommes invités », poursuit Antoine Lortet.

Soucieux de répondre aux besoins exprimés en proximité, il travaille également au déploiement de visites à domicile de soins infirmiers, à la poursuite des téléconsultations, à la préparation de sorties d’hospitalisation complexes en lien avec le Dispositif d’Appui à la Coordination (DAC) et la CPTS. « L’art de diriger, c’est aussi de savoir poser la baguette pour faire s’exprimer l’orchestre, poursuit-il. Mon rôle est de conjuguer les énergies et de mobiliser les talents au quotidien, tout en faisant vivre les valeurs de la Fondation : notamment l’accessibilité, la qualité et la sécurité des soins au plus près des patients ; la responsabilité sociétale du service public -– je rappelle que notre activité s’est poursuivie pendant les travaux - ainsi que la tolérance et la bienveillance ».

 

Si la date du 11 avril marquera la fin des travaux du sous-sol, elle donnera aussi le top départ de la réhabilitation du rez-de-chaussée. « En janvier 2023, la totalité de notre centre sera flambant neuf », se réjouit Antoine Lortet.

L’occasion d’une nouvelle visite !