12/02/2026 - Expérience patient et collaboration avec les représentants des usagers : l’HAD de la Fondation à l’honneur Représentants des usagers

Le 27 janvier, près de 300 représentants des usagers d’Ile-de-France se sont réunis à l’initiative de France Assos Santé Ile-de-France et de l’ARS. Lors de cette 2e édition, l’HAD de la Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon a été mise à l’honneur pour partager le chemin réalisé sur l’expérience patient, illustration concrète d’une collaboration réussie entre usagers et professionnels.
Instituée par la loi de 2002, la représentation des usagers vise à porter la voix des patients au sein des établissements de santé. A l’occasion de la nouvelle mandature d’une partie des représentants des usagers, France Assos Santé Ile-de-France et l’Agence Régionale de Santé (ARS) ont coorganisé une journée régionale des représentants des usagers (RU). Objectif : créer un temps d’échange à taille humaine et proposer des retours d’expérience inspirants. Parmi eux, celui de l’HAD de la Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon, dont la démarche autour de l’expérience patient a particulièrement retenu l’attention.
Entretien avec Julie Giraud, coordinatrice régionale à France Assos Santé Ile-de-France pour la voix des usagers, qui revient sur les raisons de donner la parole à l’HAD de la Fondation.

Pourquoi avoir invité l’HAD de la Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon à témoigner ?
Julie Giraud : Nous avons identifié leur initiative à double titre. D’abord par nos travaux sur le partenariat en santé et l’expérience patient, qui sont très liés à la représentation des usagers. Ensuite grâce au rapport annuel des commissions des usagers publié par l’ARS. Leur démarche nous a semblé particulièrement intéressante. La représentation des usagers existe depuis plus de vingt ans. Mais depuis quelques années, les approches autour de l’expérience patient se développent. Certains RU ont pu se sentir fragilisés, alors que ces démarches sont complémentaires. Inviter Camille Baussant-Crenn, Directrice des soins de support et présidente de la Commission des usagers, la vice-présidente Dominique Lamarche et Marc Colmar, représentant des usagers, c’était montrer concrètement comment cette articulation peut fonctionner sur le terrain.
En quoi leur démarche constitue-t-elle, selon vous, un exemple inspirant ?
Julie Giraud : Leur démarche concernant l’expérience patient est un franc succès à plusieurs égards. Tout d’abord, parce que le projet vit toujours et n’est pas resté ponctuel. Il s’agit d’une démarche installée, où la collaboration entre les représentants et les équipes est concrète et durable. La coopération avec les professionnels fait partie des « points-clés » d’un mandat réussi, et ce projet montre que quand les rôles sont clarifiés et que chacun connaît ses responsabilités, la dynamique fonctionne vraiment.
Ensuite, la démarche a été structurée et accompagnée méthodologiquement. Les outils ont été pensés pour être pratiques, utilisables par tous et ancrés dans le quotidien de l’établissement. Mais elle n’est pas déconnectée du terrain : la méthodologie s’intègre à la réalité de l’HAD, et l’équipe s’est appropriée les outils pour que le projet continue de vivre.
Enfin, un signe fort de réussite, selon nous, est que les représentants de la Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon ont choisi de renouveler leur mandat dans le même établissement. Cela montre que l’expérience a été positive, qu’elle a du sens pour les participants et qu’elle crée une véritable dynamique durable. C’est exactement ce que nous cherchons à inspirer chez tous les représentants : voir concrètement que le mandat peut s’exercer avec efficacité, collaboration et impact réel sur la vie de l’établissement et des patients.
Globalement, quels enseignements retenez-vous de ce rassemblement des RU franciliens du 27 janvier dernier ?
Julie Giraud : J’ai été agréablement surprise de constater qu’à la clôture, la salle était toujours pleine. Dans ce type d’événement, on observe souvent une érosion au fil de la journée. Là, l’intérêt est resté intact.
Cela confirme surtout un besoin fort : celui de rompre l’isolement. Beaucoup de RU exercent leur mission seuls dans leur établissement. La communauté ne se voit pas au quotidien. Ces rencontres régionales permettent de créer des liens, d’échanger des pratiques et de se situer dans un collectif plus large, et c’est indispensable.
Faire un don