22/07/2026 - 3 ans à l’IFSI de la Fondation : "nos référents pédagogiques sont investis à 100% pour nous faire réussir" Instituts de formation


Rencontre avec Grâce-Joie et Maéva, étudiantes à l’IFSI Paris 19 de la Fondation et représentantes de la promotion de 3e année. Alors qu’elles viennent de soutenir leur mémoire de fin d’études, elles reviennent sur les temps forts de leur formation, leur regard sur leur métier et leurs perspectives d’avenir.


Quel regard portez-vous sur ces années de formation ? 
Maéva : Nous avons vécu 3 années intenses où nous avons beaucoup appris sur le plan théorique et pratique mais aussi sur nous-mêmes ! Ces années ont été très chargées parce que nous avons alterné tout du long entre les stages et les cours. Être en stage nous a permis d’appliquer ce que nous avons appris en cours. C’est beaucoup d’investissement mais cela reste très enrichissant. 


Grâce-Joie : Le rythme peut être fatiguant mais c’est ce qui fait aussi sa force : nous ne sommes pas tout le temps dans la théorie, nous pouvons aussi passer à la pratique qui remet un peu de dynamisme dans notre quotidien et nous rappelle aussi pourquoi nous faisons ce métier. Moi qui sortais du lycée en arrivant à l’IFSI, j’ai appris ce qu’est la vie d’adulte, de savoir jongler entre les cours, les stages, les partiels… Une fois arrivée sur le lieu du stage, il faut aussi être capable de gérer les différents patients et les activités. Cela nous donne des vraies responsabilités qui ne sont pas du tout négligeables et c’est très professionnalisant. 

 


Pourquoi vous avez choisi ce métier ? Était-ce une vocation ? 
Maéva : Pour ma part, c’est une reconversion professionnelle. C'est durant ma formation d’auxiliaire de puériculture que j'ai mis un premier pied dans le milieu hospitalier. Je m'y suis sentie bien et j'ai découvert à cette occasion la profession d’infirmière qui m'a donné envie de faire ce métier. Être infirmière va bien au-delà de ce que l’on pense : la dimension relationnelle et le raisonnement clinique sont essentiels et l’approche varie en fonction du domaine dans lequel nous allons travailler. À chaque fois qu’on change de secteur, on change quasiment de métier ! On ne nous demande pas la même chose en fonction du terrain, chacun peut y trouver son compte du moment qu’il aime se rendre utile et aider les autres. 


Grâce-Joie : J'ai toujours voulu faire un métier où je pourrai me sentir utile. En discutant avec mes profs au lycée, j’ai décidé de m’intéresser au métier d’infirmière. Finalement, j'ai tenté ma chance et j’ai été prise dans cet IFSI. Au fur et à mesure des stages, j'ai pris conscience que le métier n'avait rien à voir avec l'image que je m’en faisais. Lorsque j’étais au lycée, j’imaginais une infirmière en EHPAD et trouvais ça dommage d’être « cantonnée » à une partie de la population. Je n’avais pas conscience de la diversité des secteurs d’activité et des profils de personne que l’on pouvait accompagner. J’aime aussi cette notion d’aide, le fait de se rendre utile et d’être présente pour les patients. Et c'est vraiment gratifiant de voir l'impact que nous pouvons avoir auprès d'eux. Nous sommes bien plus que des assistantes ou des subordonnées aux médecins à suivre simplement leur prescription, la partie relationnelle, qui est de notre ressort, est essentielle. 


Quelle vision avez-vous de cet IFSI ? Que diriez-vous à des jeunes qui voudraient s’y inscrire ? 
Grâce-Joie : Je recommanderai cet IFSI à 200% ! Nous avons des formateurs dévoués qui sont là au quotidien pour nous. C'est vraiment leur objectif premier. Ils consacrent beaucoup de temps à nous écouter.  Je pense que cela s’explique aussi par le fait que la promotion est plus petite que la moyenne. Nous sommes tous dans une dynamique de vouloir nous encourager les uns les autres pour aller le plus loin possible. 


Maéva : Ce que j'ai le plus apprécié dans cette formation, c’est que nous avons eu un vrai accompagnement, une vraie proximité avec nos référents pédagogiques qui sont investis à 100% pour nous amener jusqu'au diplôme et nous faire réussir.  Nous avons également mis en place un tutorat dès la première année et nous avons vraiment favorisé une dynamique de solidarité et d'entraide. Personne ne reste dans son coin. On a tous envie de réussir ensemble !

 


Votre souvenir le plus marquant de ces trois dernières années ?
Maéva : J'ai beaucoup aimé la simulation en santé. Pour vous donner un exemple, nous avons dû faire des massages cardiaques sur un mannequin pendant des simulations de situations d'urgence. Le jour où j'ai dû masser quelqu'un pour de bon, ça m’a vraiment aidé ! L’accent mis sur la simulation en santé caractérise vraiment notre IFSI.

 


Grâce-Joie : Un autre moment marquant, c’était le service sanitaire pendant Mars bleu, la campagne de sensibilisation au cancer colorectal. Le travail de recherche en amont était génial : nous avons dû nous renseigner sur le cancer, connaître les dispositifs de soutien existants, etc. Ensuite, nous avons dû faire de la sensibilisation auprès de la population : interpeller et parler avec les gens, leur distribuer des kits sur le parvis de la mairie du 19e avec les professionnels des CPTS où il y avait un village santé avec plusieurs activités. Pour faire la promotion de la santé et inciter les gens à faire du sport, il y avait des activités de cardio-training, une machine à smoothie avec un vélo… Cela a marqué la concrétisation de toutes nos recherches sur le terrain, on se sentait professionnels ! Cet événement s’est terminé par une soirée à l’Hôtel de Ville qui a été un beau moment de cohésion.

 

 
 
 
Vous avez soutenu votre mémoire et terminé votre stage. Comment s’annoncent les prochains mois ? 
Grâce-Joie : Je vais d’abord profiter des vacances. Je veux travailler en service de médecine interne à l’hôpital parce qu’il y a un côté très formateur : il y a une variété de soins et de patients. Nous ne sommes pas focalisés sur une spécificité qui pourrait nous bloquer par la suite.


Maéva : J'ai signé un contrat d'allocation d'études avec l'Hôpital National d’Instruction des Armées Bégin. Je m’engage en tant qu’infirmière militaire et j’ai formulé mes vœux dont le premier est la réanimation. J’ai choisi cette voie car mon expérience d‘auxiliaire de puériculture dans l’unité pédiatrique des grands brûlés à l’hôpital Trousseau m’a donné le goût du côté technique et de la gestion des situations d’urgence. Cela me plaît parce que c'est stimulant et que cela mobilise tout le temps notre raisonnement clinique. Pourquoi dans le secteur militaire ? Je trouve ça très intéressant et j'ai toujours été quelqu'un d'engagé. J'ai été désignée comme représentante des étudiants pendant les trois années et dans mon association. Pour moi, cela faisait aussi du sens de m'engager en tant que militaire dans une plus grande cause que la mienne.
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Le Campus Croix Saint-Simon forme aux métiers d’infirmier, aide-soignant, assistant de service social, auxiliaire de puériculture et infirmière puéricultrice.

La rentrée de septembre 2026 dans les instituts de formation de la Fondation Oeuvre de la Croix Saint Simon de Paris et de Montreuil est assurée. 

Dates des rentrées : 
Aides-soignantes et auxiliaires de puériculture sur le campus de Montreuil : 26 août
Auxiliaires de puériculture sur le campus de Paris 20e : 28 août
Infirmières sur le campus de Paris 19e : 31 août
Infirmières puéricultrices sur le campus de Paris 20e :  29 septembre 
Infirmières sur le campus de Montreuil :  1er septembre