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Fondation OEuvre de la Croix Saint-Simon

Le projet expérimental PRISMA

Le projet PRISMA France se propose d’adapter au contexte particulier des soins et services français un modèle d’intégration des soins né au Québec qui a montré son efficacité sur de nombreux paramètres de santé publique et notamment la prévention de la perte d’autonomie.

Ce projet expérimental d’intégration, PRISMA France, est financé par le ministère de la santé via la direction générale de la santé (DGS), la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et le régime social des indépendants (RSI) et approuvé par les caisses d’assurance maladie et de retraite.

Le 20ème arrondissement de Paris est un des trois sites pilotes où se déroule l’expérimentation PRISMA menée par une équipe universitaire de gériatres sous la responsabilité du Pr Olivier Saint -Jean de l’hôpital Européen Georges Pompidou, débutée en 2006, (les deux autres sites sont situés à Mulhouse et dans l’Essonne)

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Sur Paris 20ème, la Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon et le Point Paris Emeraude, la Fondation Nationale de gérontologie (FNG), l’hôpital Tenon de l’Assistance Publique/ Hôpitaux de Paris (AP-HP), l’association d’Aide médico-sociale à domicile pour les personnes âgées et les malades du 20ème (AMSAD 20), l’Association Gérontologique de l’Est Parisien (AGEP) en lien avec la Direction de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Santé de la ville de Paris (DASES) se sont associés pour mettre en place cette expérimentation.
Ainsi, quatre travailleurs sociaux et une secrétaire issus de ces structures, coordonnés par un directeur de projet issu de PRISMA France installés au sein du Point Paris Emeraude gèrent les situations médico-sociales les plus complexes.

Pour la personne âgée, le « gestionnaire de cas » joue le rôle central de l’organisation de sa prise en charge et devient son interlocuteur direct et référent.

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A qui s’adresse cette expérimentation

Les personnes qui du fait de leur âge, de leur handicap ou de pathologies invalidantes prises en charge en affections de longue durée (ALD), souffrent d’une perte d’autonomie nécessitant le recours à des aides humaines et/ou techniques venant à la fois du champ sanitaire et social. Les personnes concernées doivent souhaiter et accepter une assistance professionnelle dans la négociation, la recherche et le suivi des aides reconnues nécessaires.

Les six conditions suivantes sont essentielles pour réaliser l’intégration des services :

1- La concertation de tous les acteurs à tous les niveaux,
2- l’utilisation d’un processus de gestion de cas,
3- la mise en place d’un guichet unique à la gestion de cas,
4- Le partage d’informations cliniques,
5- l’utilisation d’un outil d’évaluation multidimensionnel standardisé,
6- l’utilisation de plans de services individualisés.

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Les conditions de la réussite de l’intégration

  • la définition des modalités de partenariats entre les intervenants et entre les financeurs ;
  • la coordination de l’ensemble des partenaires (financiers, sanitaires et sociaux) ;
  • l’adhésion des différentes structures impliquées au réseau intégré avec adaptation de leurs ressources et de leurs actions.

Le gestionnaire de cas coordonne avec la personne les soins et les services.

Quatre caractéristiques définissent le gestionnaire de cas :

  • un correspondant unique, responsable de la prise en charge globale et interlocuteur direct de la personne et de son médecin traitant ;
  • un champ d’action pour ce gestionnaire de cas aussi bien social que sanitaire ;
  • une action continue dans le temps (y compris lors d’hospitalisations…) ;
  • un projet individualisé partant de la demande de la personne et de sa famille.

— Dernière modification le 24 mars 2008